CHAR Tech proche d’un brevet américain sur le gaz de pyrolyse, ce que l’avis de l’USPTO change pour Thorold, en Ontario

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CHAR Technologies franchit une étape importante dans la protection de ses procédés industriels. L’entreprise canadienne a reçu un avis d’acceptation de l’Office américain des brevets et des marques pour une technologie de traitement du gaz de pyrolyse. Le dossier concerne le projet de gaz naturel renouvelable de Thorold, en Ontario, un site observé par les acteurs des déchets organiques et de l’énergie bas carbone.

CHAR Tech obtient l’avis d’acceptation de l’USPTO

L’avis reçu par CHAR Technologies auprès de l’USPTO ne constitue pas encore la délivrance matérielle d’un brevet, mais il indique que les revendications examinées sont jugées recevables par l’administration américaine. Dans la pratique, cette étape précède les formalités finales, dont le paiement des frais et la publication du titre. Pour une société technologique de taille intermédiaire, ce signal renforce la valeur industrielle du portefeuille.

Le procédé porte sur le gaz de pyrolyse, produit lors du chauffage de matières organiques en absence d’oxygène. Ce gaz, composé de molécules combustibles et de différents contaminants, exige un traitement précis avant d’être valorisé dans une chaîne énergétique. La maîtrise de cette phase est stratégique, car elle conditionne la stabilité des équipements, le rendement global et la conformité environnementale des installations.

CHAR Tech développe depuis plusieurs années une technologie de pyrolyse à haute température appliquée notamment aux résidus de bois et à d’autres déchets organiques. Le modèle économique repose à la fois sur le développement de projets, la fourniture d’équipements et la concession de savoir-faire à des partenaires. La société a déjà communiqué sur des licences technologiques, dont des accords liés à des projets de production de gaz renouvelable.

La protection par brevet sert aussi d’argument auprès des investisseurs, dans un secteur où les démonstrateurs industriels restent coûteux. Une revendication acceptée aux États-Unis peut faciliter les discussions avec des partenaires énergétiques ou industriels, surtout lorsque les projets visent des marchés réglementés. La propriété intellectuelle devient alors un actif aussi important que l’usine elle-même, car elle encadre les usages futurs du procédé.

Thorold place le gaz de pyrolyse au cœur du GNR

Le projet de Thorold, en Ontario, donne une dimension concrète à cette avancée administrative. L’installation vise la production de gaz naturel renouvelable, souvent désigné par le sigle GNR, à partir de flux de biomasse et de déchets organiques. Dans ce type d’unité, le traitement du gaz issu de la pyrolyse représente une étape sensible, située entre la transformation thermique des matières et leur valorisation énergétique.

La technologie de pyrolyse à haute température intéresse les industriels parce qu’elle peut transformer des résidus à faible valeur en gaz de synthèse et en biochar. Les déchets de bois, abondants dans plusieurs filières canadiennes, constituent une matière première fréquemment citée. Le gaz obtenu peut remplacer une partie du gaz fossile dans certains procédés ou rejoindre une chaîne de purification plus poussée, selon les choix techniques du site.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte énergétique tendu. Les industriels cherchent à réduire leur exposition au gaz naturel classique, dont les prix et l’empreinte carbone pèsent sur les bilans. Les collectivités, de leur côté, recherchent des débouchés pour des déchets difficiles à valoriser. Le GNR bénéficie aussi de mécanismes réglementaires favorables dans plusieurs provinces et États nord-américains, même si les critères de durabilité se durcissent.

Un autre point attire l’attention depuis 2026 : les essais annoncés par CHAR Technologies sur l’élimination des PFAS dans le biochar produit par pyrolyse à haute température. Ces substances persistantes sont surveillées de près par les autorités sanitaires. Si les performances se confirment à l’échelle industrielle, la technologie pourrait intéresser des acteurs confrontés à la fois au traitement des déchets et à la réduction des polluants. Les prochaines étapes porteront sur la délivrance formelle du brevet et sur la capacité de Thorold à démontrer des résultats stables en exploitation.

À retenir

  • CHAR Tech reçoit un avis d’acceptation de l’USPTO.
  • Le procédé concerne le traitement du gaz de pyrolyse.
  • Le projet de Thorold vise la production de GNR.
  • La protection du procédé renforce le portefeuille technologique.

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Pierre-Antoine Simonneau
Pierre-Antoine Simonneau
S. P-Antoine contribue à la rédaction du magazine en couvrant l'actualité locale, les initiatives des habitants, les projets des collectivités et les sujets qui façonnent la vie du territoire.

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