Donald Trump a de nouveau ciblé la mobilité électrique lors d’une prise de parole au Red Rock Resort, le 4 août 2026. Selon Auto Plus, le président des États-Unis a comparé les conducteurs de voitures électriques à des personnes « malades », en moquant leur rapport aux bornes de recharge et à l’autonomie. Cette sortie replace l’automobile au centre du débat américain sur l’énergie, l’industrie et le coût d’usage.
Donald Trump attaque les conducteurs électriques au Red Rock Resort
La séquence rapportée par Auto Plus intervient dans un cadre politique familier à Donald Trump. Devant son auditoire du Red Rock Resort, près de Las Vegas, le président américain a tourné en dérision les automobilistes qui roulent en électrique. La formule la plus commentée, « Ils ont une maladie », vise directement les conducteurs de voitures électriques, présentés comme dépendants d’un réseau de recharge jugé contraignant.
Donald Trump a prolongé son attaque par une image concrète : un automobiliste voyant une indication de station de recharge située à 140 km. « Ces gens sont fous », a-t-il ajouté, selon les propos cités. La phrase s’appuie sur une crainte bien connue des utilisateurs et des acheteurs potentiels, la panne sèche de batterie avant la prochaine borne disponible.
Cette manière de présenter l’électrique relève autant du registre politique que du débat automobile. Le président américain cherche à associer la voiture à batterie à une forme de contrainte quotidienne, loin de la promesse de modernité défendue par les constructeurs. Son discours parle à une partie de l’électorat attachée aux carburants classiques, aux longs trajets routiers et à une lecture économique centrée sur le prix d’achat.
Le propos dépasse la simple boutade de meeting. En opposant les véhicules thermiques aux modèles électriques, Donald Trump réactive un clivage déjà présent aux États-Unis entre États urbains favorables à l’électrification et territoires plus dépendants des pick-up, des grandes distances et des stations-service traditionnelles. Les mots employés durcissent ce débat, car ils visent les conducteurs eux-mêmes plutôt que les seules politiques publiques.
Autonomie, bornes et mandat électrique dominent la controverse
L’attaque vise un point sensible du marché : l’autonomie. Les progrès techniques ont augmenté les distances parcourues par de nombreux modèles récents, mais la perception du risque reste forte. Pour un conducteur habitué à faire le plein en quelques minutes, la planification d’une recharge sur autoroute peut encore apparaître comme une contrainte, surtout lors des grands trajets ou dans des zones moins équipées.
Le réseau de bornes de recharge demeure inégal selon les régions américaines. Les grandes agglomérations, les axes rapides et certains centres commerciaux disposent d’installations visibles, tandis que les zones rurales restent plus difficiles à couvrir. Les opérateurs privés, les constructeurs et les pouvoirs publics investissent, mais l’expérience varie selon la puissance des bornes, leur disponibilité réelle et la compatibilité avec les véhicules.
Donald Trump a aussi revendiqué la fin du mandat électrique, expression utilisée dans le débat américain pour critiquer les objectifs de transition fixés par l’administration précédente. Le sujet ne se résume pas à une obligation directe imposée à chaque automobiliste. Il concerne surtout les normes d’émissions, les incitations fiscales, les règles visant les flottes de véhicules et les orientations données aux constructeurs automobiles.
Cette polémique arrive alors que l’industrie avance sur deux lignes. D’un côté, les marques poursuivent leurs investissements dans les batteries, les plateformes dédiées et les réseaux de charge. De l’autre, elles maintiennent des modèles hybrides et thermiques pour répondre à une demande encore très diverse. Les déclarations de Donald Trump renforcent la dimension culturelle du dossier, où le choix d’une motorisation devient un marqueur politique autant qu’une décision pratique.
À retenir
- Donald Trump a visé les conducteurs de voitures électriques le 4 août 2026.
- Le président américain a moqué l’angoisse liée aux bornes éloignées.
- La controverse relance le débat sur autonomie, infrastructures et normes.
- L’industrie automobile reste partagée entre électrique, hybride et thermique.

